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Georges Clémenceau - Bronze argenté

Métal : Bronze massif, argenté
Diamètre : 68 mm
Poids : 180 g
Présentation : sous boite
Atelier de gravure : Monnaie de Paris

Georges Clémenceau est né en 1841 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée. Il vient à Paris en 1860 achever ses études de médecine, entrecoupées d'un voyage aux Etats-Unis. Il obtient son diplôme en 1869. Le Second Empire n'est pas loin de tomber, affaibli par des revers militaires et diplomatiques et attaqué par une opposition grandissante. Républicain convaincu, Clémenceau collabore à des journaux hostiles au régime, ce qui lui vaut d'être arrêté à plusieurs reprises.

Le 2 septembre 1870, le désastre de Sedan sonne le glas de l'Empire. Le 4 septembre, la Révolution chasse le pouvoir et amène la IIIème République, dont Clémenceau sera l'une des figures les plus marquantes. Il devient maire du XVIIIe arrondissement de Paris, puis député de gauche. C'est un partisan résolu de la laïcité ; son nom reste définitivement associé à l'instruction primaire obligatoire et laïque, et à la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Son opposition véhémente lui vaut la réputation de "tombeur de ministères" et le surnom qui lui restera : "le Tigre".

En 1893, Clémenceau est contraint de s'éloigner de la scène politique, après avoir été impliqué dans le scandale de Panama. En 1898, il prend la défense du capitaine Dreyfus en publiant dans le journal "L'Aurore" le fameux article de Zola sous le titre "J'accuse". Cette affaire retentissante amorce son retour à la politique. En 1906, il est ministre de l'intérieur et président du Conseil. Il crée un ministère du travail, qu'il confie au socialiste Viviani. Mais les débuts du syndicalisme engendrent bientôt de graves troubles sociaux, sévèrement réprimés. Les socialistes s'indignent de l'attitude autoritaire du gouvernement ; le ministère tombe en 1909. En 1913, Clémenceau s'oppose ouvertement à Poincaré. Il fonde un journal "L'Homme libre" - qui deviendra en 1914, après le début de la guerre et l'instauration de la censure, "L'Homme enchaîné" -, dans lequel il stigmatise l'incapacité des chefs militaires.

Malgré la mésentente qui règne entre les deux hommes, c'est à Clémenceau que Poincaré fait appel en 1917 pour redresser la situation militaire qui s'enlise. Disposant des pouvoirs les plus étendus, hostile à tout compromis (les défaitistes Caillaux et Malvy seront traduits en haute cour), il redynamise les troupes par ses propos énergiques : "Je n'ai pas recherché le pouvoir ... je ne vous ferai pas de promesses, je ferai la guerre, voilà tout." A 76 ans, Clémenceau, emmitouflé, appuyé sur sa canne, parcourt les kilomètres de tranchées. C'est lui qui oeuvre pour obtenir que les forces alliées soient placées sous le commandement unique du général Foch ; devant la Chambre des députés il soutiendra le général en chef lors de sa grande offensive du 18 juillet 1918 qui décidera du sort du conflit.

Clémenceau signe le 28 juin 1919 le traité de Versailles qui met fin aux hostilités. Il privilégie les alliances plutôt que les gains territoriaux, et plaide en faveur du démantèlement de l'Empire austro-hongrois.

Le "père de la victoire", malgré l'immense popularité dont il jouit, ne sera pourtant pas réélu en 1920. Elu à l'Académie française en 1918, il consacrera ses dernières années aux voyages, ainsi qu'à la rédaction d'ouvrages de réflexion. Dans "Grandeur et misère d'une victoire", qui sera publié l'année de sa mort, il défend sa politique et dénonce la complaisance du président Briand à l'égard de l'Allemagne, mettant en garde contre la menace de son possible réarmement ...


58,00 €
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Date de mise à jour : 11/10/2011
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